Le verre rencontre l’acier au Musée des Confluences

Le Musée des Confluences se dresse au point de convergence du Rhône et Saône dans le sud-est de la France. Avec sa structure cristalline de 40 mètres de haut, le musée, qui a ouvert il y a un an à Lyon, vise à reproduire le succès du Guggenheim de Bilbao dans la ville française.

Le «nuage de cristal», comme on l’appelle populairement, a été intégré au milieu d’une controverse sur les retards de construction. Le cabinet d’architecture autrichien Coop Himmelb(l)au, leader de l’architecture déconstructiviste, s’est vu attribuer le projet en 2001 et, bien que le permis de construire date de 2003, la construction n’a commencé qu’en 2010, avec le musée achevé en 2014.

Les retards étaient principalement dus à des complications concernant l’ancien site de l’usine à gaz, ainsi qu’à la conception unique du bâtiment, qui a vu les coûts grimper jusqu’à une somme quatre fois supérieure au budget initial.

Malgré les problèmes de construction, le bâtiment, qui pèse 6 000 tonnes, n’a mis qu’un à s’imposer comme l’un des monuments les plus distinctifs de Lyon, en partie grâce à sa conception spectaculaire. Long de 190 mètres et couvrant une surface de 8 700 mètres carrés, le nuage de verre et de béton abrite un musée, deux auditoriums, des espaces privés pour les groupes et les espaces privés du musée.

Le puits de gravité au cœur du bâtiment sert à soutenir les structures métalliques et à stabiliser le verre dans une construction qui semble flotter dans les airs. L’espace ressemble à un vaisseau spatial, avec un style presque science-fiction et un intérieur où l’espace et la lumière sont utilisés avec une grande fluidité.

Techniquement très complexe, le musée se compose d’une structure principale qui forme le socle porteur sur lequel vient se positionner une charpente qui supporte l’ensemble de l’habillage de la façade et du toit. Le bâtiment, qui comprend 12 150 nœuds et 88 200 entretoises montées avec d’autres éléments totalisant 650 000 pièces, cherche à s’imposer comme une force dynamique à Lyon.

Photo de Dirk Schäfer